"Plus on est enraciné, plus on est universel." (Guillevic)
"Raconte ton village et tu raconteras le monde." (Tolstoï)
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Blog

11 Oct 2019
09 Oct 2019

Aline & moi pour le prix du Livre de Caractère

Bonne nouvelle reçue hier, avant de me rendre au café littéraire de Plourivo : "Aline & moi" fait partie des onze titres sélectionnés pour le prix... Lire la suite

Biographie

Fañch Rebours

Naissance à Paimpol (Bretagne) en 1972. Habite Lanloup (22), vit, travaille et décide de sa vie au pays. Enseignant en classes bilingues Français-Breton, sonneur, élu local, militant politique et culturel.
Avant d'essayer la fiction, écrivait de la poésie dans des cahiers, des lettres d'amour et des textes politiques.
Polars, romans, nouvelles, chroniques, son écriture naturaliste ausculte maritimité et (néo-)ruralité bretonnes, d'Armor en Argoat, en tentant, sous-couvert d'ancrage territorial fort, d'y déceler des éléments universels de la nature humaine.

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Mes Livres

Aline et moi

Comédie intime

Éditeur :La Gidouille

Genre :Littérature

Sortie: 24/09/2019

Aline et moi est un récit burlesque, décapant et doux-amer. On y lit les états d'âme (et de corps !) d'un écrivaillon breton, auteur de romans de genre régionaux, qui voit s'installer dans son petit village LA star montante de la littérature française, jeune, belle, adulée, hyper-médiatisée, gon-courtisée. Pour se faire aimer et reconnaître de son idole (au sens propre mais un peu sale, aussi quand même), le narrateur grimpe aux arbres, danse la gavotte, grille de la viande au barbecue, brade...

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Transport(s)

14 heures : le temps pour le ferry Pont-Enezenn de relier Roscoff à Cork. À bord, des voitures, des camions et deux...

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13 nouvelles cruelles de Bretagne V2

Ruz ha du

Une arche de Noé naufragée, une chanteuse nue, le dernier festin d'une mouche bleue, un cocktail de fruits vénéneux,...

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13 nouvelles cruelles de Bretagne V1

Gris ha du

Quel point commun entre une thanatopractrice amoureuse, une famille à mobylette à Sainte-Eugénie, une manif d'agriculteurs...

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Le Bahut du Maure Paimpol

Trilogie paimpolaise tome 3

Juillet 2007. Que fait Viviane Le Du, momentanément aveugle, émergeant des abysses de l'amnésie, dans une chambre des...

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Festival du méchant marin Paimpol

Trilogie paimpolaise tome 2

Paimpol, août 2006. La préparation du Festival du Chant de Marin bat son plein. Deux jeunes inconnus sont retrouvés...

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Les suppliciés du Goëlo

Trilogie paimpolaise tome 1

Paimpol, mai 2005. La première nuit des vacances de printemps, la gendarmerie ramasse deux cadavres de vieux. L'un noyé...

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Il dansa le monde qui était ainsi entré dans lui. Il dansa ce qu'il aurait dansé s'il avait été joyeux. Et il redevint joyeux. (Giono, Que ma joie demeure)

Revue de presse

Interview radio Page Blanche

Bretagne 5 - 01/06/2018

1 heure d'émission avec Michel Philippo, lectures de Transport(s) par Laure Robert Plus d'information

Interview/Atersadenn Tud eus ar vro

RKB - 25/04/2019

Div eurvezh en brezhoneg gant Yann-Bêr Guyader Plus d'information

Tous les articles de la revue de presse

Entretien avec A.Emery

#1

Je vais commencer par une question que tu m’as posée il y a quelques années. Tu es Breton et tu es écrivain. Le minerai avec lequel tu façonnes une grande partie de tes livres est tiré de ce pays. Te définirais-tu comme un écrivain breton, un écrivain régionaliste ou un écrivain tout simplement ? Dans le même esprit, quel est le sens de ta démarche littéraire ?
Je suis un Breton qui écrit des livres, un écrivain breton, sans conteste. Je suis régionaliste en politique et je vis la Bretagne à cent pour sang, ce qui constitue d'ailleurs ma porte d'entrée principale vers une lecture humaniste du monde. « Bretagne est univers ! » Je ne peux pas me dédouaner de l'inévitable l'étiquette, alors, je préfère carrément la revendiquer. Quant à devenir un « écrivain tout simplement », atteindre la pureté de forme qui laisserait toute place au fond, je ne me gonfle pas d'illusions, mais ce serait le combat contre soi d'une vie entière d'écriture. Ma démarche est claire depuis le début : je vis ici et maintenant, j'écris sur l'ici et le maintenant. En exagérant un peu (mais en tout humilité lucide) le canton de Paimpol est mon Yoknapatawpha à moi. Mon terroir ressource, laboratoire d'universalité. Fixé comme une bernique à mon rocher, je suis néanmoins un marin imaginaire : le port d'attache est aussi celui que je dois quitter pour aller voir ailleurs ce qui s'y passe et si j'y suis.
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Interview par Claude Thomas pour le Peuple Breton

Fañch avec tildé

Le rendez-vous est ponctuel, le regard pétillant, la barbe brune et la poignée de

main ferme : me voici donc devant Fañch Rebours, écrivain de roman noir. Il s'est

installé sur la banquette de ce bar donnant sur le port de Paimpol. Après avoir

commandé ( pour lui une violette à l'eau!), d'emblée, on parle de littérature :

d'abord de Jean-Patrick Manchette : l'homme a bon goût et nous tombons d'accord

pour reconnaître l'auteur du Petit bleu de la Côte ouest et de La Position du

tireur couché comme le maître du noir français, celui qui a montré la nouvelle

voie aux écrivains du polar francophone, tuant ses personnages sans verser une

larme, mais avec quel style ! Mais le modèle absolu de Fañch est breton et se nomme Hervé Jaouen.

 

«  Aussi loin que remonte ma mémoire, je me souviens avoir écrit : de la

poésie, des lettres d'amour... » avoue Fañch. Un jour, il décide de plonger sa plume

dans l'encre noire en sortant d'abord sa trilogie paimpolaise : Les suppliciés du Goëlo (2015), Festival du méchant marin

(octobre 2015 ), Le Bahut du Maure ( 2016), puis 13 nouvelles cruelles de Bretagne (2017). Enfin, last but not least,

Transport(s) en 2018.

Cette fois, il change quelque peu de registre, devient plus ambitieux, et, ma foi,

ça lui réussit fort bien : lisez donc cette histoire de poupées gigognes embarquées

sur un ferry reliant Roscoff à Cork, en Irlande. L'auteur avoue une propension à

une identification projective envers les femmes, qui lui permet de se mettre à leur

place avec une grande véracité. Cela se vérifie dans cet ouvrage.

 

Même si le Lanloupais admet que l'écriture prend de plus en plus de place dans

sa vie, au détriment d'autres activités, c'est un homme aux multiples facettes que

j'ai devant moi. «  Enseignant de l'éducation nationale en classes bilingues

français-breton, sonneur, bouliste, élu local (UDB), militant politique et

culturel » : voilà ce qui est écrit sur sa 4è de couv' et que je lui répète dans ce

bistrot paimpolais en ce frais mercredi de novembre.

 

Allons-y pour les boules :

« C’est mon jeu d’enfance et de jeunesse. Mon grand-père maternel et

mon père étaient des spécialistes. J’ai appris à leurs côtés, j’ai participé à mes

premiers concours avant dix ans, gagné mes premiers vers treize ans. Nous étions

régulièrement champions, dans les concours de la côte. Dans tous les bistrots qui

ont fermé aujourd’hui, avec les anciens, la langue bretonne, le sandwich au pâté à

quatre heures, le débat sur le tir en sous-main, les gros mots en breton. J'étais

tireur, donc assez recherché par les bons joueurs. Les boules, c'est ma Bretagne

autant que le beurre salé. »

 

KT :  « Pourrais-tu préciser ta vision de la langue bretonne et son devenir ? »

FR : « Le développement de l’enseignement de la langue bretonne a besoin de

cohérence. Il est victime de trop de subjectivités divergentes. Les objectifs chiffrés

sont louables mais dangereux. Ceux qui évaluent les progrès au nombre d’écoles

ouvertes n’ont rien compris au problème, et ce sont les enseignants en poste et les

élèves, les premières victimes de cette vision erronée. Pour que des parents

d’élèves, quand ils ont le choix, inscrivent leur enfant en classe bilingue publique

ou Diwan, puis que l’élève suive un parcours complet jusqu’au bilinguisme

effectif, tout en réussissant ses études, il faut d’abord du qualitatif. Donc, au

lieu de saupoudrer des classes bilingues dans le plus de communes possibles, il

faut renforcer celles qui existent, créer des pôles (notamment en utilisant les

leviers des communautés de communes), où l’on n’aura pas des classes à cinq

niveaux et des enseignants vacataires qui fuient parce que c’est trop dur et des

parents découragés. Stop au folklore, oui au professionnalisme ! Moi, je suis pour

l’intégration de Diwan, que la concurrence cesse, et le droit à l’expérimentation

du mode immersif dans le système public. Ou alors on dit : classes bilingues pour

tout le monde, partout, là, je veux bien, mais dans vingt ou trente ans, quand la

Bretagne sera autonome et qu’il y aura assez d’enseignants formés ! »

 

KT : « Comment te sens-tu et comment es-tu perçu en tant que militant et élu

UDB dans le Goëlo ? Quelle est ta vision du parti ? »

Je suis élu depuis bientôt 25 ans. Je suis adhérent de l’UDB depuis la même

durée. A l’époque, j’hésitais avec Emgann, ce sont Pierre Morvan et Yvon Fichou

qui m’ont convaincu de rejoindre les rangs d’un parti moins idéaliste, plus

efficace sur le terrain. Et c’est vrai que je les croisais dans toutes les luttes

sociales où je participais avec mon biniou et mes compères. J’ai été adjoint au

maire de Lanloup, 10 ans, et à la communauté de communes Paimpol-Goëlo, 15

ans. J’étais délégué à la culture et l’environnement. J’ai donné beaucoup de mon

énergie. Je suis désormais simple conseiller municipal, l’écriture absorbe tout

mon temps de loisir. J’ai aussi représenté le parti deux fois aux cantonales sur

Plouha. La deuxième fois, avec Marie Kerbaul, nous avons fait 14%. Les gens du

coin connaissent mes idées et mes engagements associatifs, on aime ou on n’aime

pas, peu m’importe. Dans la section paimpolaise, je suis un peu classé “gaucho”.

Si je n’étais pas né en Bretagne, je serais probablement au PC, ça m’oblige

parfois à de grands écarts... Je milite pour une Bretagne autonome, laboratoire

d’une vraie gauche anti-libérale. La gauche ne renaîtra que si elle intègre sa

pluralité et ce sera en partant des territoires ou ce ne sera pas.

L’UDB, où je me sens chez moi, a ce rôle à jouer aujourd’hui, au sein des

entités territoriales. Je regarde le boulot des jeunes et je les trouve bons. J’espère

qu’ils arriveront à se faire élire, car c’est la base du travail militant. Il ne faut pas

s’aveugler, la post-politique “purement” citoyenne, ça fait joli, ça caresse les

oreilles individualistes, mais les partis politiques, comme les syndicats sont les

garants d’une démocratie partagée. »

 

 

 

 

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De la musique pour écrire

https://www.youtube.com/watch?v=lzy-shoMzvQ&list=RDlzy-shoMzvQ&index=1

Cesaria Evora Negue

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